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Propriété De La Vallière (quadrilatère
16D)
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site
Propriétaires/occupants
:
Jacques de Pensens (officier militaire), 1720-1736
St-Ovide de Brouillon (gouverneur), 1725-1736
Michel LeNeuf de La Vallière (officier militaire), 1736-1745
Maître charpentier, 1745-1749
Héritiers de De La Vallière, 1750-1758
Occupants britanniques de noms inconnus, 1758-1768
Activités sur les lieux :
Occupation domestique
Entreposage
Pose de vitres, menuiserie, peinture
Historic
Synopsis:
*Cliquez
ici pour voir un historique détaillé (lien vers le site de l'Institut
de Louisbourg)
1713-1720 : Vacance de la parcelle ou du lot D pendant cette
période.
1720-1722 : En 1720, la parcelle D mesurant 90 pieds (1 pied
= 1,066 pied actuel) le long de la rue Toulouse et 126 pieds le long
de la rue Royale, fut concédée à Jacques de Pensens. En 1722, De Pensens
y avait une maison de charpente mesurant 23 pieds sur 42 le long de
la rue Toulouse, ainsi qu'un entrepôt adjacent en pierre faisant 23
pieds sur 60 le long de la rue Royale. Cet entrepôt renfermait une cave
à vin ou un cellier de même qu'une soute ou salle d'entreposage spécialisé.
1722-1727 : Jacques de Pensens pourrait avoir occupé la propriété;
cependant, ses fonctions officielles le tenaient pour la plupart du
temps loin de Louisbourg. Entre 1724 et 1727, il fit construire un autre
entrepôt en pierre du côté nord-est de sa propriété. Cet entrepôt, qui
lui aussi contenait un cellier, mesurait 23 pieds de largeur rue Royale,
sur 42 pieds de longueur. En 1725, la propriété fut louée au gouverneur
St-Ovide de Brouillon, tandis que De Pensens étaite affecté à l'Isle
St-Jean.
1727-1736 : On ne connaît pas la durée du bail détenu par St-Ovide,
ni les noms des autres locataires subséquents pour le terrain. La propriété
était toutefois louée à St-Ovide au moment où, en 1736, elle fut vendue
à Michel LeNeuf de La Vallière. Auparavant, une entente avait été conclue
entre De Pensens et Charles D’Ailleboust qui, déjà en 1731, avait
une maison dans la parcelle C, adjacente au [second] entrepôt. Cette
nouvelle maison partageait le mur est de l'entrepôt, sur laquelle elle
s'appuyait à l'ouest. D’Ailleboust avait consenti à effectuer
toute réparation nécessaire au mur est de l'entrepôt; cette obligation
subsista après la vente de l'entrepôt à La Vallière.
1736-1745 : Malgré le décès de Michel LeNeuf de La Vallière en
1740, sa famille occupa la maison pendant cette période; on ne sait
rien des modifications qu'aurait pu subir la propriété.
1745-1749 : Pendant l'occupation de Louisbourg par les forces
de la Nouvelle-Angleterre, deux changements majeurs se produisent à
la parcelle D. La première est la construction d'une maison à charpente
de bois destinée au maître charpentier et de bureaux pour le magasinier
et pour un commis. La deuxième est la construction d'un atelier pour
les menuisiers, les vitriers et les peintres. L'atelier à deux niveaux,
bâti à l'arrière du deuxième entrepôt, se trouvait au coin nord-est
de la propriété, tandis que la maison du maître charpentier se trouvait
entre cet entrepôt et l'autre entrepôt érigé au coin nord-ouest.
1749-1758 : Au moment du retour des Français à l'Isle Royale,
les héritiers de Michel LeNeuf de La Vallière s'établirent de nouveau
à la parcelle D, où ils restèrent jusqu'en 1758.
1758-1768 : Il semblerait que tous les bâtiments de la parcelle
D aient été occupés par les Britanniques après le siège de 1758, bien
que la maison du charpentier ait été démolie ou déplacée auparavant.
On peut avancer que ceci soit arrivé après 1749 et avant 1767, lorsque
l'officier porte-étendard Sproule traça son plan de Louisbourg. En 1768,
Samuel Holland décrivit la maison originale comme en mauvais état, car
presque tout le parquet et les murs intérieurs avaient été enlevés pour
servir de combustible. L'état de l'entrepôt et des ateliers en pierre
fut décrit comme « tolérable »; autrement dit, difficile à
réparer.
1768-jusqu'à présent : On ne sait rien de la propriété pendant
cette période. On croit généralement que les édifices ont été désassemblés
ou démolis avant l'arrivée des Loyalistes en 1784.
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Recherches archéologiques : 1959
[tests], 1967 et 1974.
Précis archéologique :
1713-1721 : La parcelle D fut concédée en 1720, toutefois
il y a des traces d'activité avant cette date. La documentation
historique révèle que la poudrière de la garnison originale se
trouvait dans le coin sud-est de la propriété. D'autre part, les
fouilles archéologiques n'ont pas abouti à des découvertes des
vestiges de cette structure; il reste encore une bonne partie des
lieux à explorer. Lors des fouilles, on a découvert un tuyau
d'écoulement souterrain parcourant le terrain en diagonale, du
sud-ouest au nord-est. On n'a pas entièrement mis ce tuyau au jour,
mais des sections sont apparentes sur la parcelle E, au bloc 16 et
dans le terrain de manoeuvre en même temps qu'une partie des
fondations des appartements du premier gouverneur. Il ne restait
rien de l'extrémité nord de ce tuyau; il est probable qu'il fut
détruit pendant la construction de la maison du maître charpentier
dans les années 1740. À part ce tuyau, il reste peu de chose en
rapport avec cette période ancienne. On suppose que des matériaux se
sont accumulés peu à peu sur les lieux. En 1720, la propriété fut
cédée à Jacques de Pensens.
1721-1722 : Presque immédiatement après avoir pris possession
de la parcelle D, Jacques de Pensens a entamé la construction d'une
maison de charpentede bois et d'un entrepôt en pierre au coin des
rues Toulouse et Royale, au coin nord-ouest de la parcelle D. Vu
qu'on dispose de peu de données archéologiques sur ces édifices, on
ne peut tracer qu'une ébauche de leur construction à l'époque.
La maison de charpente consistait en quatre murs de fondation et des
bases pour deux cheminées doubles. Les murs est et ouest étaient
percés de portes, la première donnant accès à une cour pavée à
l'arrière de la maison et la deuxième donnant sur la rue Toulouse.
La véranda de cette deuxième porte était flanquée de deux blocs de
grès rouge. Il existait quelques traces d'un parquet de bois dans la
maison et de murs intérieurs. L'arrangement stratigraphique des
contextes archéologiques dans cette zone reste inconnu.
L'entrepôt en pierre au nord de la maison comprenait quatre murs de
pierre avec une ouverture au mur ouest sur la rue Toulouse. Le sol
était couvert de pavés; un tuyau d'écoulement parcourait le centre
du bâtiment, commençant à la porte du mur ouest pour bifurquer vers
le coin nord-est, où l'eau passait dans un tuyau collecteur qui
traversait la rue Royale.
1722-1724 : Les pavés à l'arrière ou à l'est de la maison ont
été posés au temps de la construction de la maison, en 1722. On peut
tirer cette conclusion car les pavés continuent sous la porte au mur
est de la maison et jusqu'à l'intérieur. Il se peut également que la
pose des pavés du côté de la rue Royale ait été effectuée à cette
même époque : la pose a suivi la construction du premier entrepôt,
on ne sait quand exactement.
1724-1727 : Entre 1724 et 1727, De Pensens a terminé la
construction d'un deuxième entrepôt. Plus petit que le précédent,
cet entrepôt lui était assez semblable. Il avait lui aussi un sol
recouvert de pavés avec un tuyau en son centre qui débouchait sur le
réseau souterrain de la rue Royale.
Au cours de cette période (1724-1727) ou peut-être plus tard, De
Pensens a érigé des clôtures autour de sa propriété. Il se peut
aussi qu'il ait creusé des latrines le long du côté sud du premier
entrepôt; par ailleurs, il est possible également que la création de
ce fossé date de l'occupation par les colons de la Nouvelle-Angleterre
[1745-1749].
Des travaux ont été effectués rue Toulouse en 1724-1727; comme il
s'agissait d'une artère principale vers le Bastion du Roi, cette rue
était bien entretenue.
1727-1745 : Les dossiers archéologiques ne révèlent pas
grand-chose sur cette période, pendant laquelle on construisit les
clôtures de la propriété.
1745-1749 : On remarque plusieurs ajouts à la parcelle D
pendant l'occupation de la ville par des colons de la Nouvelle-Angletere.
Une maison et des bureaux pour le maître charpentier vinrent
s'ajouter face à la rue Royale; un atelier fut érigé au sud du
deuxième entrepôt. On n'a jamais exhumé de traces de ces édifices.
La base en pierre de la maison du maître charpentier était exposée;
elle était de même largeur que l'entrepôt contigu à l'ouest. On a
trouvé dans la maison deux bases en pierre, possiblement prévues
pour deux systèmes de cheminée. De l'atelier subsistaient des
fondations en pierre de faible épaisseur, les restes de quelques
solives de bois et une surface triangulaire pavée au coin nord-est
du bâtiment. L'origine de la surface triangulaire est incertaine;
peut-être qu'elle marquait l'emplacement d'une petite forge ou celui
du coulage du plomb pour des vitriers. Malgré le mauvais état de
conservation de l'atelier, on a pu trouver des ordures près de
l'édifice; on suppose que l'accès à l'édifice se faisait par la cour
de la parcelle D.
1749-1768 : Les dossiers archéologiques ont fourni peu de
preuves de changements à la propriété après le départ des colons de
la Nouvelle-Angleterre. Au cours de cette période (date imprécise),
la maison du maître charpentier a été démontée ou démolie.
1768-1784 : En 1768 lorsque Samuel Holland a exécuté sa carte
de Louisbourg, l'ancienne maison De Pensens, les entrepôts et
l'atelier des colons de la Nouvelle-Angleterre étaient encore sur
place, bien qu'en piètre état selon les listes. Vu que Holland n'a
lié aucun nom à ces structures, il se pourrait qu'elles aient été
vacantes à l'époque et détruites peu après. L'arrivée des Loyalistes
en 1784 mit fin à l'occupation des lieux.
1784-1977 : Après l'abandon des lieux, le terrain resta tel
quel (sauf pour les débris accumulés) jusqu'aux premières fouilles
archéologiques menées en 1959. Les fouilles se sont poursuivies de
façon irrégulière jusqu'en 1977. La maison, les entrepôts et les
clôtures de la propriété De Pensens furent reconstruites en
1977-1978.
Plan du site De La Vallière montrant les édifices, la tuyauterie
et les clôtures mis au jour :

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